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Ce ne sera plus comme avant … et si c’était pour du mieux ?
Un jour, on vous informe que le club change de gouvernance. Les priorités évoluent. Le discours se transforme. Et vous, en tant que coach, vous êtes là, entre deux mondes : celui d’avant et celui qui s’annonce. Arrivent bien naturellement le doute, l’inquiétude, peut-être la résistance. Mais on peut aussi choisir une autre voie : s’adapter, rester curieux… et voir ce que ce changement peut nous apporter.
Le cerveau n’est pas un grand fan du changement
Le changement est un mot que nous utilisons souvent avec enthousiasme… tant qu’il reste théorique 😉 Mais lorsqu’il devient réel, incarné, concret — comme un changement de direction ou de gouvernance — il déclenche en nous une autre réalité : celle de l’inconfort.
D’un point de vue neuroscientifique, c’est tout à fait normal. Notre cerveau est câblé pour prédire, anticiper, maintenir des équilibres. Lorsque les repères bougent, une zone bien connue entre en action : l’amygdale. C’est elle qui déclenche l’alerte — stress, tension, flippe. L’incertitude est vécue par le cerveau comme un danger potentiel.
Même des coachs expérimentés, habitués à l’imprévu en compétition, peuvent se sentir bousculés dans ces moments : ce qui change, ce ne sont pas les règles du jeu, mais le cadre du terrain.
Psychologie du changement : de la perte aux possibles
Psychologiquement, tout changement peut être perçu comme une perte avant d’être vu comme un gain. Perte d’habitudes, de relations de confiance, de modes de fonctionnement connus. C’est une phase normale du processus de transition : ce que William Bridges appelle la « zone neutre », où l’ancien ne tient plus tout à fait, et où le nouveau n’est pas encore clair.
Mais cette zone est aussi un espace rempli de formidables opportunités. Car c’est dans ces moments que peuvent émerger de nouvelles idées, de nouvelles alliances, de nouvelles manières de faire.
Et c’est ici que la posture de coach prend tout son sens !
Le coach face au changement : de la résistance à l’opportunité
On est peut-être tenté de résister. De dire : « Ce n’est pas comme avant. » Et c’est vrai. Mais est-ce nécessairement un mal ? Et si ce « pas comme avant » devenait un « peut-être mieux » ?
Un changement de gouvernance, c’est aussi :
- La possibilité d’avoir un autre regard sur son rôle,
- Une chance de faire entendre ses idées, ses projets, ses besoins,
- L’occasion de renforcer ses valeurs, de redire ce qui est important pour soi, pour son équipe, pour son staff,
- L’opportunité d’apprendre de nouvelles personnes.
Le cerveau aime les prédictions, oui. Mais il aime aussi l’apprentissage, la nouveauté, les défis stimulants — à condition d’y trouver du sens.
Changer pour se développer
Il ne s’agit pas de nier les émotions qui nous traversent. Il est légitime d’avoir des doutes, des résistances, des craintes. Mais ces émotions sont aussi des indicateurs de transition. Elles marquent un passage. Et ce passage, on peut le transformer en opportunité de développement.
Il convient de regarder cette situation comme un champ des possibles.
Posez-vous ces questions :
- De quoi ce changement me libère-t-il ?
- Qu’est-ce que je n’osais pas faire avant, que je peux tenter maintenant ?
- Qu’est-ce que je peux créer de nouveau dans ce contexte ?
- À quoi ai-je envie de contribuer, à partir d’aujourd’hui ?
Parfois, c’est justement dans le mouvement que l’on retrouve sa stabilité intérieure. Et c’est en osant avancer dans l’inconnu que l’on découvre des ressources insoupçonnées.
Le changement ne demande pas qu’on l’aime. Il demande qu’on l’accueille avec curiosité.
Derrière chaque tournant, il y a peut-être une nouvelle direction qui nous attendait.
Coach, vous êtes sur le terrain du vivant. Le changement fait partie du jeu. Et c’est souvent dans ces instants-là que naissent les plus belles progressions.