Développement et performance des leaders sportifs

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Bienvenue sur mon blog, un espace dédié à la réflexion, au partage et à l’échange sur les sujets qui façonnent ma pratique de coach professionnelle en tant que « sparring-partner » pour entraîneurs et cadres sportifs.

Je pose ici un regard personnel sur mon actualité dans mes différentes activités auprès des sportifs, qu’elle soit liée au leadership, à la gestion d’équipe, à la prépa mentale, ou encore à la dynamique de la performance. Ces thématiques m’animent profondément et nourrissent au quotidien ma pratique auprès des coachs.

Mon objectif est de vous offrir des clés de réflexion et des pistes concrètes pour nourrir votre propre pratique, vous inspirer et vous accompagner dans votre quête d’excellence. Ensemble, je vous propose d’aller au-delà des évidences, de questionner les idées reçues, et de trouver des réponses adaptées aux défis que vous rencontrez dans votre parcours.

Décider sous pression en temps réel : ce qui se passe dans le cerveau du coach au bord du terrain

Décider sous pression en temps réel : ce qui se passe dans le cerveau du coach au bord du terrain

Mon actu cette semaine, c’est une situation que je vis régulièrement dans ma pratique, racontée par les entraineurs que j’accompagne.
Match serré. L’équipe qui perd, et un fait de jeu s’ajoute. Une décision à prendre. En quelques secondes, tout se joue. Pas dans un bureau. Pas avec une nuit pour réfléchir. Ici. Maintenant. Avec les partisans dans les gradins, des dirigeants qui regardent et un chrono qui tourne.
Ce moment-là, les entraineurs le connaissent tous. Et pourtant, j’ai l’impression qu’on en parle peu. En tout cas, on parle beaucoup de la décision, la bonne, la mauvaise, celle qu’on aurait dû prendre, mais rarement du processus lui-même. De ce qui se passe dans le cerveau dans ces quelques secondes précises qui précèdent ou suivent un événement de match.
Focus sur ce que les neurosciences et la psycho nous permettent maintenant de comprendre ce moment, au service de la performance du coach.

Quand un joueur remet en question les décisions du coach en public

Quand un joueur remet en question les décisions du coach en public

Mon actu cette semaine, c’est une situation qu’on m’apporte de + en + souvent dans ma pratique : un joueur exprime, en dehors du vestiaire, son désaccord avec une décision tactique. Une titularisation contestée. Une stratégie critiquée. Et cette prise de position ne reste pas entre les murs du club, elle circule. Sur les réseaux. Dans les médias. Chez les partisans, les partenaires. Elle finit parfois par revenir au coach par des canaux qu’il ne contrôle pas.
C’est ce que j’appelle la triangulation médias / réseaux sociaux / vestiaire. Un phénomène qui a pris une ampleur assez incroyable ces dernières années, et qui peut placer l’entraîneur dans une position particulièrement délicate

Ce n’est pas parce qu’on est mal qu’on n’est pas fort.

Ce n’est pas parce qu’on est mal qu’on n’est pas fort.

Il y a des phrases qui ne trompent pas mon expérience et mon œil de professionnelle.
« Oui ! Tout va super bien ! ». Tout va « super bien » et pourtant, je ressens de manière évidente des éléments qui expriment le contraire. Des choses qui circulent, qui ne sont pas exprimées verbalement, mais qui sont bien présentes.
C’est comme une sorte de dissonance, discrète, entre ce qui est dit et ce qui se passe à l’intérieur. Une de ces situations où je sens que le coach est au bord de quelque chose mais qui, pour l’instant, reste très soigneusement tenu à distance.
Car il arrive que l’on soit présent, engagé, volontaire, et malgré tout, en évitement.
Ce moment-là, en psycho, on ne le décrit pas comme un manque de volonté.
Mais bien comme une forme de protection.
Mon actu m’invite cette semaine à parler de dissonance cognitive.

L’exigence qui fait passer à côté de l’essentiel

L’exigence qui fait passer à côté de l’essentiel

Mon actu cette semaine c’est la difficulté que certains profils ont à « s’arrêter ».
À peine un travail terminé, une action achevée, leur attention est déjà ailleurs. Sur ce qui n’a pas fonctionné. Sur ce qui reste à ajuster. Sur ce qu’il faudra faire différemment la prochaine fois. Ils avancent, ils construisent, ils s’impliquent, mais sans jamais vraiment prendre le temps de regarder ce qui est en train de fonctionner.
Focus cette semaine sur les high self-critical individuals.

« J’ai pris la charge mentale dans la gueule »

« J’ai pris la charge mentale dans la gueule »

Cette semaine, mon actu c’est bien sûr l’interview de Pierre Mignoni, entraineur du RC Toulon, qui exprime sans détour quelque chose que beaucoup d’entraîneurs vivent sans jamais vraiment le formuler : « J’ai pris la charge mentale dans la gueule. »
Cette phrase c’est ce que beaucoup d’entraîneurs vivent sans forcément parvenir à le formuler. Elle donne à voir une réalité souvent invisible : celle d’une usure progressive, silencieuse, qui ne tient pas tant à la quantité de travail qu’à la manière dont il est porté.
Ce qui frappe, c’est le décalage. De l’extérieur, rien ne semble inhabituel. Un entraîneur engagé, impliqué, exigeant. Quelqu’un qui fait face, qui assume, qui tient son rôle. Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose s’accumule. Jusqu’à ce que le corps, à un moment donné, impose l’arrêt.
Focus cette semaine sur la santé mentale des entraineurs.

Head coach – Assistant : la puissance d’un duo qui fonctionne

Head coach – Assistant : la puissance d’un duo qui fonctionne

Mon article « Le rôle clé de l’assistant-coach » a été particulièrement consulté. Des assistants avec lesquels je travaille m’ont fait de nombreux retours. Ce rôle est véritablement « clé ». Et de bien des manières.
Derrière beaucoup de staffs performants se trouve un élément souvent déterminant : la qualité du tandem que forme le head coach et son assistant.
Car un staff performant ne se résume pas à une addition de compétences techniques.
Il repose avant tout sur une relation humaine solide, capable de soutenir la réflexion, les décisions, et les moments de pression.

Le coach : ce joueur qu’il n’est plus

Le coach : ce joueur qu’il n’est plus

Dans beaucoup de sports, la trajectoire est classique : joueur puis entraîneur. On « raccroche les crampons », mais on reste dans le vestiaire. On quitte la glace, mais pas l’équipe.
Et pourtant, cette transition est souvent + complexe qu’il n’y paraît.
Car devenir coach ne consiste pas seulement à arrêter de jouer. Cela signifie aussi changer de place dans le collectif. Et pour un ancien joueur professionnel, parfois la difficulté peut commencer ici.
Mon actu cette semaine m’invite à explorer la posture du coach quand on a été joueur professionnel, voire capitaine d’une équipe pro.

Le paradoxe de la confiance : métacognition et développement du coach

Le paradoxe de la confiance : métacognition et développement du coach

Cette semaine mon inspiration vient d’un article publié dans The Conversation. Cet article traite de la « Métacognition », la capacité que nous avons, nous les humains, de nous voir réfléchir, de « penser nos propres pensées ». Autrement dit, de cette faculté du cerveau à s’observer lui-même. La métacognition c’est la capacité à évaluer la qualité de ses décisions, la justesse de ses réponses, la pertinence de ses choix.
Cet article rapporte les dernières recherches en neurosciences et un lien, auquel on ne pense pas forcément immédiatement, entre la confiance et l’apprentissage m’a interpellée. + précisément, l’idée que les personnes les + confiantes ne sont pas toujours celles qui progressent le +.
Notre confiance limite-t-elle notre propre développement au détriment de notre performance ?

Les dynamiques d’influence au cœur de la performance

Les dynamiques d’influence au cœur de la performance

Mon actu ce sont 2 joueurs qui m’ont partagé des choix qui, selon eux, pouvaient améliorer leur performance. L’un m’envoie un post Instagram présentant une « théorie » séduisante mais scientifiquement douteuse. L’autre choisit de se faire accompagner par une figure reconnue de son sport, en dehors du staff compétent déjà à sa disposition. 2 situations différentes, mais un même fil conducteur : l’INFLUENCE.

L’entraîneur, ce fusible

L’entraîneur, ce fusible

Le métier d’entraîneur porte toute une série d’attentes, de jugements et de risques qui semblent normaux (finalement presque banals) dans la culture sportive.
Est-ce qu’un coach n’a pas tout au long d’une saison en tête, + ou moins présente, la question : « Et si, cette saison, c’est moi qu’on congédie ? »
Dans le sport de haut niveau, l’insécurité de l’emploi est une réalité partagée par de nombreux entraîneurs qui vivent cette menace comme un élément structurel de leur travail. Cela ne veut pas dire que tous vivent mal chaque seconde, mais que la dimension du risque professionnel est intégrée dans le métier lui-même.
Et ce n’est bien évidemment pas sans conséquences …

Pour le coach aussi, performer passe parfois par la déconstruction

Pour le coach aussi, performer passe parfois par la déconstruction

On envisage parfois la performance comme une progression linéaire : on répète, on affine, on répète encore. Pourtant, une réalité + profonde traverse la littérature scientifique et l’expérience de nombreux entraîneurs : pour atteindre de nouveaux niveaux de performance, il faut parfois désapprendre, remettre en question, déconstruire, et reconstruire. Ce mouvement est un levier essentiel pour progresser et performer.
La psycho donne des clés importantes pour comprendre ce processus. Dans l’apprentissage cognitif, des concepts comme l’apprentissage en double boucle décrivent précisément cette dynamique : au lieu de corriger simplement des erreurs dans un cadre établi (« boucle simple »), on remet en question les objectifs, les règles ou les représentations mêmes qui sous-tendent l’action, ce qui conduit à une transformation profonde des savoirs et des stratégies. Cette remise en question est structurelle : elle brise les schémas habituels pour permettre l’émergence de solutions + adaptées et robustes.

Leadership et coaching d’équipe : peut-on penser être « bienveillant » sans se tromper soi-même ?

Leadership et coaching d’équipe : peut-on penser être « bienveillant » sans se tromper soi-même ?

Cette semaine j’ai lu un post au sujet de la bienveillance dans le coaching. C’est vrai que la « bienveillance » est un mot à la mode depuis quelques temps, on l’emploie beaucoup, un peu pour tout, une sorte de tarte à la crème. Mais ce post m’a arrêtée. Finalement, qu’en est-il réellement de la bienveillance dans le coaching d’équipe ?
Car derrière ce terme séduisant se cachent des pratiques très différentes, parfois même opposées. Entre une gentillesse qui évite les tensions, voire les fuit littéralement, une exigence assumée qui dérange, et des postures autoritaires parfois justifiées au nom de la performance, la bienveillance semble tout à la fois revendiquée et mal comprise.
Et si la bienveillance n’était ni ce que l’on croit, ni ce que l’on craint ?

La règle des 3 P appliquée au sport : repère clé pour les entraîneurs

La règle des 3 P appliquée au sport : repère clé pour les entraîneurs

Dans le monde du développement personnel, certaines règles simples ont une portée étonnamment profonde. La règle des 3 P – Permission, Protection, Puissance, pour celui qui accompagne, en fait partie.
Utilisée pour poser un cadre relationnel et favoriser le développement des personnes et des collectifs, elle trouve une résonance toute particulière dans un autre univers exigeant : celui du sport et de l’entraînement d’équipe.
Être entraîneur, ce n’est pas seulement transmettre des compétences techniques ou élaborer des stratégies. C’est aussi créer les conditions psychologiques, relationnelles et émotionnelles qui permettent aux sportifs de progresser, de s’engager et de performer ensemble. Et ici, la règle des 3 P constitue un repère précieux pour réfléchir à sa posture et à son impact au quotidien.

Les vieilles recettes ne font pas toujours les meilleures performances

Les vieilles recettes ne font pas toujours les meilleures performances

Mon actu c’est un échange dans lequel on m’a dit : « Regarde l’équipe cette saison. Ils refont ce qui a fonctionné l’an passé. Sauf qu’une saison ne ressemble jamais à une autre. Dans la performance, l’erreur, c’est de copier/coller. » Des mots très justes sur ce que l’on observe finalement assez régulièrement.
Cela me donne envie cette semaine d’inviter à questionner cette croyance très ancrée dans le monde du sport : l’expérience serait garante de la performance future.
Parce que la psychologie et les neurosciences nous disent autre chose.
Alors, est-ce « dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes » ?

Coacher une équipe sportive : avant tout une histoire humaine

Coacher une équipe sportive : avant tout une histoire humaine

Dans le sport de haut niveau comme dans le sport amateur, le coaching d’une équipe est de + en + présenté à travers ses outils : systèmes de jeu, statistiques, vidéo, data, préparation physique, plans de match. Pourtant, derrière ces dispositifs toujours + sophistiqués, une réalité demeure inchangée : le coaching est avant tout une relation humaine.
Une relation entre des personnes qui jouent, qui entraînent, qui doutent, qui espèrent, qui gagnent et qui perdent ensemble.
Une relation où la performance ne se construit pas uniquement sur des compétences techniques ou tactiques, mais sur la qualité du lien entre l’entraîneur et ses joueurs.
C’est précisément ce que rappelle Carlo Ancelotti dans une interview récente, lorsqu’il affirme que les entraîneurs sont devenus des « réalisateurs de clips », submergés par l’analyse vidéo et les données. Derrière cette formule, je m’interroge : à force de techniciser le métier, ne risque-t-on pas d’oublier l’essentiel ?

Mercato de Noël : l’entraîneur signe chez sa famille

Mercato de Noël : l’entraîneur signe chez sa famille

Ah Noël… Cette période étrange où l’entraîneur, habitué à gérer un vestiaire de joueurs sous pression, se retrouve soudain confronté à une équipe bien + imprévisible : sa famille 😊

Mon actu cette semaine c’est bien sûr la période des fêtes. Si beaucoup se réjouissent, il existe aussi des coachs qui appréhendent. Et je vous dirais que c’est bien naturel …

Coacher en situation : une approche contemporaine et puissante ; mais qui ne doit pas enfermer !

Coacher en situation : une approche contemporaine et puissante ; mais qui ne doit pas enfermer !

Mon actu cette semaine c’est une conversation autour de l’approche écologique dans le coaching : « Je comprends l’objectif et c’est bien de préparer les gars comme ça. Mais tu peux pas tout résumer à ça ! Si on t’a jamais appris à réaliser correctement un geste technique, comment peux-tu l’apprendre tout seul simplement par la mise en situation ? »
En fait, l’approche écologique (ou « action située ») s’appuie sur le postulat que faire répéter un geste « propre », isolé de son contexte, ne suffit pas à préparer les joueurs aux matchs. Ce constat n’est pas nouveau. Il s’appuie sur une observation simple : ce qui fonctionne à l’entraînement ne se transfère pas toujours en compétition. Pourquoi ? Parce qu’un match n’est pas une somme de gestes bien exécutés, mais une succession de situations à percevoir, interpréter et décider.
Une approche très contemporaine et puissante issue de la recherche en psycho de ces dernières années. Mais attention ! Quand une approche devient exclusive, elle fait oublier la complexité du terrain…
Aujourd’hui je vous raconte comment s’enfermer dans une théorie peut la dévoyer.

Le non-dit : le silence qui peut coûter cher

Le non-dit : le silence qui peut coûter cher

Dans un vestiaire, il y a ce qui se dit à voix haute. Les consignes, les discours, les débriefs rapides, les encouragements, les jokes.
Et puis il y a les silences. Les phrases retenues au dernier moment.
Ces phrases, personne ne les écrit sur le tableau. Pourtant, elles pèsent souvent lourd.
C’est un coach, il y a des années, qui m’a appris à ne pas réagir immédiatement, à « laisser le temps faire son affaire ». Cela m’a aidée ! Mais cela ne marche pas dans toutes les situations… Et surtout, il ne faut pas confondre : laisser du temps pour que les choses reposent, et espérer que le temps permette à chacun d’oublier … Avec un peu de chance, si on ne regarde pas ce qui se passe, cela va disparaitre ! Ahah. Si seulement …
Mon actu cette semaine m’invite à parler du « non-dit ».
Un non-dit, c’est :
Un contenu réel,
ressenti par une ou plusieurs personnes,
qui circule dans le groupe,
mais qui n’a pas trouvé de forme verbale acceptable dans le contexte donné.
Et cela peut devenir une plaie pour la perf de l’équipe.

Et si résister à la pression c’était y céder ?

Et si résister à la pression c’était y céder ?

La pression fait partie du quotidien des coachs. Ils la connaissent trop bien.
Elle s’invite un peu partout, dans les réunions avec les dirigeants, dans les discussions avec les parents, dans les attentes des joueurs, dans les compétitions, et parfois même dans son lit au moment où on essaie de dormir.
Dans le sport de haut niveau, elle est presque devenue une norme. Elle fait partie du décor, au point que beaucoup d’entraîneurs finissent par croire qu’ils doivent la porter sans jamais flancher.
Après tout, un entraîneur ça « tient », c’est son rôle. Il porte les autres.
Mais derrière cette exigence silencieuse, une question essentielle se cache : que devient la pression quand elle n’a pas le droit d’être exprimée ?
Et si, finalement, la clé n’était pas de se battre contre elle mais de lui offrir un espace pour exister ?
Non pas pour vous submerger, mais pour vous libérer.

Cerveau en surchauffe : le corps parle quand le stress déborde

Cerveau en surchauffe : le corps parle quand le stress déborde

Le métier d’entraîneur est passionnant, exigeant et responsabilisant. On parle souvent de la performance des sportifs, de + en + de leur santé santé mentale, mais rarement de la santé mentale de l’entraîneur lui même. Pourtant, le stress permanent, la pression des résultats, la gestion de multiples responsabilités, l’interaction sociale avec les joueurs, le staff, le club, et l’extérieur, … sont autant de paramètres qui peuvent avoir des conséquences profondes sur le mental, et le corps !
Focus sur la somatisation et ce qu’elle nous raconte.

Charisme du coach : mais au fait, de quoi parle-t-on ?

Charisme du coach : mais au fait, de quoi parle-t-on ?

On m’a dit cette semaine : « l’équipe gagne mais ça ne va pas durer. Le coach ne tient pas son vestiaire, il manque de charisme. »
Dans le sport un mot revient souvent lorsqu’on évoque les entraîneurs qui marquent leur équipe : le « charisme ». Mais derrière ce terme que l’on utilise parfois comme une évidence, que désigne exactement ce mot ? Et surtout : s’agit-il d’un don mystérieux, réservé à quelques-uns, ou d’une compétence que l’on peut développer ?
Cette semaine, je questionne beaucoup et propose que chacun se fasse son idée.

Trahison / Loyauté : ce qui fait ou défait un staff performant

Trahison / Loyauté : ce qui fait ou défait un staff performant

Dans la vie d’un entraîneur, il y a des blessures qui laissent des traces. La trahison d’un proche collab en fait partie. Un assistant qui vous plante un couteau dans le dos, un président qui ne tient pas son engagement, … Autant de moments où l’on ressent une déchirure : la confiance donnée n’a pas été respectée. Et c’est souvent moins l’acte en lui-même qui heurte, que le sentiment d’avoir été dupé, d’avoir mal jugé, d’avoir pas vu venir.
Cette semaine, mon actu m’invite à parler de loyauté. Ou de trahison. Ou plutôt des deux …
Car dans le sport de haut niveau, sans confiance, aucune performance durable n’est possible.

Le « mois de novembre » ou comment la dépression saisonnière affecte les équipes sportives

Le « mois de novembre » ou comment la dépression saisonnière affecte les équipes sportives

Aaah le mois de novembre ! Quand les jours raccourcissent, quand la météo devient grise, quand le début de la saison commence à être loin… Beaucoup parlent de « baisse de régime » ou de « coup de mou », mais pour certains, cette période révèle une véritable dépression saisonnière, appelée trouble affectif saisonnier (TAS) — ou Seasonal Affective Disorder (SAD) en anglais.
Si elle concerne les joueurs, elle touche aussi les entraîneurs, pris entre exigences de performance, leadership émotionnel et manque de récupération.
Qu’en disent les études ? Mythe ou réalité ? Comment le repérer dans l’équipe ? Et quelles stratégies utiliser pour protéger sa propre performance et sa santé mentale de coach ?

L’auto-dérision, indicateur du mental

L’auto-dérision, indicateur du mental

Vous n’arrivez plus à vous moquer de vous-même ? C’est peut-être que vous ne parvenez plus à prendre de recul sur les évènements.
Dans le quotidien d’un coach, les émotions fortes sont omniprésentes : pression des résultats, vie du groupe, rythme soutenu, tensions, aléas de la saison, conflits, … Quand tout s’enchaîne, quand la tension s’installe, il arrive que l’humour disparaisse sans vraiment s’en rendre compte.
Ne plus parvenir à rire de soi, est souvent le signe qu’on n’a plus assez d’espace mental pour prendre de la hauteur. L’auto-dérision est un excellent baromètre psychologique : quand elle s’efface, c’est que la charge interne est bien trop forte.

« Une saison, c’est long » : voyage à l’intérieur du cerveau du coach

« Une saison, c’est long » : voyage à l’intérieur du cerveau du coach

Cette semaine un coach m’a partagé : « Une saison c’est long », une phrase que j’entends bien évidemment très régulièrement. Bah oui. Parce que … une saison c’est long ! Il s’en passe des choses dans une saison ! Elle s’étire sur des mois, remplie de succès, d’échecs, de contretemps, de blessures, de pics d’énergie et de moments de doute. Un début de saison ne peut augurer de l’issue d’un championnat.
J’avais envie cette semaine de pointer que le cerveau a des raisons biologiques précises pour lesquelles la motivation, la performance et l’humeur varient sur plusieurs mois. Si l’on observe la saison avec un regard neuroscientifique, on découvre que le cerveau n’est pas conçu pour tenir naturellement la distance. Il fonctionne avec des circuits de récompense à court terme, il cherche à économiser l’effort et il s’ajuste en permanence aux signaux de nouveauté, de réussite et d’incertitude.
Comprendre ces mécanismes permet d’anticiper les hauts et les bas, d’optimiser l’entraînement et surtout de prévenir l’épuisement.

Interoception, émotions et performance collective : quand le corps « coache » aussi

Interoception, émotions et performance collective : quand le corps « coache » aussi

J’ai lu récemment un article de presse dont le sous-titre était : « Le coaching par les mots ». Cela m’a questionnée : et qu’en est-il de tout le reste ?
Ce que le coach dit compte évidemment. Mais ce qu’il montre, inspire, ou incarne au quotidien peut être tout aussi (parfois davantage) déterminant pour son équipe et ses performances.
Petite revue des recherches, et réflexion autour du « non-verbal » ou « body langage ».

« I thought I’d be uncomfortable. Turns out, it was exactly what I needed »

« I thought I’d be uncomfortable. Turns out, it was exactly what I needed »

Cette semaine j’ai envie de partager le retour des entraineurs avec lesquels j’ai/je travaille. Je mesure à quel point être entraîneur d’une équipe et se poser des questions sur sa pratique (questionner ses certitudes, ses choix, son style, ses échecs) n’est pas évident. C’est même finalement un peu flippant.
Et pourtant, c’est une composante essentielle du développement et de la performance… (personnel, professionnel, mais aussi de son équipe).
Alors pourquoi est-ce si difficile de le faire ?

Quand l’intuition trompe l’entraîneur : l’histoire d’un joueur écarté trop vite

Quand l’intuition trompe l’entraîneur : l’histoire d’un joueur écarté trop vite

Imaginez : un joueur se présente, motivé à rejoindre votre équipe. Sur le papier, il a de grandes qualités, il est même le meilleur du moment à son poste. Mais vous, vous avez un doute. Vous avez entendu dire certaines choses qui vous donnent une mauvaise impression. Vous décidez de ne pas le retenir. La saison suivante il performe encore plus… mais dans l’équipe directement adverse. Et vous regrettez.
Un scénario, comme pour chacun de mes articles, inspiré de faits réels tirés de ma pratique.
Derrière ce type de décision, il y a souvent moins une question de compétence que des biais cognitifs qui s’invitent. En avoir conscience permet de mettre en œuvre des stratégies pour les déjouer.

« On n’a clairement pas l’effectif pour gagner » : quel rôle pour le coach ?

« On n’a clairement pas l’effectif pour gagner » : quel rôle pour le coach ?

Dans l’imaginaire collectif, le rôle du coach est simple : conduire son équipe à la victoire. Mais la réalité est parfois un peu + complexe !
Tous les collectifs n’ont pas le même niveau, les mêmes talents ou les mêmes ressources. Et tout simplement certaines saisons ou certains championnats, malgré toute l’énergie et la préparation qui peuvent être données, la victoire n’est juste pas accessible.
Alors, quel travail pour le coach ? Doit-on se résigner à la défaite ?
Il me semble que c’est précisément dans ces situations que le travail du coach prend toute sa valeur. Le rôle du coach n’est pas seulement de viser un résultat, mais de développer son équipe et lui permettre de donner sa meilleure performance possible.

Entraineurs face au tribunal des réseaux sociaux

Entraineurs face au tribunal des réseaux sociaux

Être entraîneur d’une équipe de haut niveau c’est porter sur ses épaules le poids d’attentes immenses : celles du club, des partisans, des sponsors, des médias… et aujourd’hui aussi celles des réseaux sociaux. Ces derniers ont transformé la manière dont les entraîneurs sont perçus, commentés, jugés. Même ceux qui choisissent de ne pas y être présents se retrouvent exposés malgré eux : les critiques et les commentaires circulent, sont relayées, les infos transformées. Et ils finissent toujours par arriver jusqu’au coach

Être dans le moment : un défi partagé entre joueurs et staff

Être dans le moment : un défi partagé entre joueurs et staff

Dans le sport de haut niveau, la capacité des sportifs à « être dans le moment » est un essentiel de la performance. Ce moment où il n’y a plus de place pour les regrets, les doutes ou les suppositions. Juste l’action, la lucidité, la présence totale. Mais être dans le moment n’est pas seulement un défi individuel : c’est une culture à installer dans toute l’équipe. Car la performance de l’équipe dépend pleinement de la performance de son staff !
La performance du staff ne se mesure pas uniquement à ses choix stratégiques ou à la pertinence des entraînements. Elle se mesure aussi à sa capacité à incarner la présence, et être un repère fiable pour les joueurs.

Le sommeil : un levier clé pour la récupération et la performance

Le sommeil : un levier clé pour la récupération et la performance

Qui dit compétition internationale, dit fonctionnement en mode dégradé. Mon actu m’invite à évoquer cette semaine la récupération qui fait partie intégrante de la perf et de la préparation mentale !
Qu’il s’agisse de coaching, de sport, de management, on insiste souvent sur l’action : s’entraîner, répéter, s’organiser, repousser ses limites. Pourtant, une dimension essentielle reste parfois mal considérée : la récupération. Et le sommeil (dormir et bien dormir) est la clé de la récup.
Une revue systématique publiée en février 2025 dans Quality in Sport (The Importance of Sleep in Athletic Performance – A Systematic Review) vient rappeler une évidence qu’il est bon rappeler : le sommeil est bien plus qu’un temps de repos. Il est un pilier central de la performance, de la récupération et de la santé mentale.
Si les résultats concernent les sportifs, ils sont bien évidemment tout aussi pertinents pour tous ceux dont l’outil de travail est : soi-même.

Nouveau poste : ligne d’arrivée ou starting-blocks ?

Nouveau poste : ligne d’arrivée ou starting-blocks ?

La nouvelle saison a commencé et, comme chaque année, avec elle la prise d’un nouveau poste pour un bon nombre de professionnels du sport.
Décrocher un poste pour lequel on a travaillé fort afin d’être choisi, c’est une réussite. C’est une reconnaissance, parfois l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, d’expériences accumulées, de sacrifices consentis. Mais n’avez-vous jamais eu la sensation de prendre ce recrutement comme une ligne d’arrivée : « j’y suis enfin ! ». En fait il est fréquent que, oui, mais on ne s’en rend pas toujours compte. Et cela peut être dangereux. Parce que si l’on aborde cette étape comme un sommet atteint, le risque est grand de basculer dans une posture statique. Or, dans la réalité, le vrai travail commence à partir du moment où l’on entre dans ce nouveau poste. C’est un point de départ, et non une ligne d’arrivée.

De la pression du métier de coach, à sa propre posture : entrainer « juste »

De la pression du métier de coach, à sa propre posture : entrainer « juste »

Il y a quelques jours, j’ai lu un article sur le site d’information de l’Université Laval, Québec, qui m’a questionnée.
Dans le sport, on entend souvent parler de force, de discipline, de dureté. On célèbre les entraîneurs « qui ne lâchent rien ».
Avez-vous parfois cru que hausser le ton, durcir vos exigences, ou bousculer un sportif était « pour son bien » ? Avez-vous déjà pensé : « S’il veut réussir, il doit encaisser » ?
L’article explique qu’entre 44 % et 86 % des entraîneurs admettent avoir déjà eu un comportement violent. Ça force à se demander : quelles traces ai-je laissées chez les personnes que j’ai entraînées ? Non ?

Ton cerveau : ton système d’infos intégré

Ton cerveau : ton système d’infos intégré

Il y a quelques temps, un coach que j’avais accompagné en supervision m’avait confié avoir été surpris de se livrer autant dans la séance. Déstabilisé, il ne savait pas quoi en faire. Ce qu’on ose accueillir et partager dans ce travail peut nous bousculer, mais c’est aussi là que commence la vraie progression ! Après un travail ensemble en profondeur, et quelques mois écoulés, il est revenu vers moi cette semaine pour me donner des news et me partage se sentir plus fort.
Focus sur mon mantra : « Master your inner game ».

Mental des entraîneurs : focus sur les moins de 40 ans

Mental des entraîneurs : focus sur les moins de 40 ans

La santé mentale dans le monde du sport est de + en + reconnue comme un enjeu crucial. Si l’attention s’est longtemps concentrée sur les sportifs, on parle de + en + du staff et des entraineurs.
Focus sur les dernières études et les entraineurs de moins de 40 ans

L’hypersensibilité dans le coaching : fiction populaire ou réalité neurobiologique ?

L’hypersensibilité dans le coaching : fiction populaire ou réalité neurobiologique ?

Je rencontre régulièrement dans mes accompagnements des professionnels « hautement sensibles » ou HSP (Highly Sensitive Persons). Cette singularité peut leur apporter beaucoup de difficultés tout en leur conférant un puissant outil. Le fait est que nous sommes tous différents par le matériel génétique qui nous a été transmis. Notre « sensibilité » n’y échappe pas. Mais de quoi parle-t-on ?
Focus cette semaine sur la recherche scientifique à propos de l’« hypersensibilité » qui peut être à la fois source de défi et de richesse.

Mindfulness ou mind-wandering : faut-il vraiment choisir ?

Mindfulness ou mind-wandering : faut-il vraiment choisir ?

La pause estivale m’invite souvent au « mind-wandering ». Et vous ? Et j’adore laisser mes pensées vagabonder. Pourtant, on nous explique aujourd’hui que la pleine conscience est LE mode de fonctionnement cognitif qu’il nous faut absolument avoir. La mindfulness est valorisée comme remède à la dispersion mentale, le wandering est vu comme une perte de temps, un fonctionnement improductif.
Et bien plutôt que de les opposer, je propose dans cet article de les réconcilier. Car ces deux états mentaux, en apparence antagonistes, sont en réalité profondément complémentaires.

La tête et le capteur : la nouvelle ère du coaching d’équipe

La tête et le capteur : la nouvelle ère du coaching d’équipe

Ces dernières années, le monde du coaching sportif, notamment en contexte collectif, a connu une transformation profonde. L’émergence de technologies toujours plus avancées, couplée à l’intégration de l’IA, a bouleversé la manière dont les entraîneurs analysent, préparent et interagissent avec leurs équipes.
Mais on voit très clairement que dans le même élan, un phénomène parallèle se développe en miroir : la montée en puissance du travail mental dans les approches de performance.
Loin d’être opposés, ces deux axes sont aujourd’hui en coévolution, illustrant combien la performance ne peut se réduire à une simple accumulation de données.

Une pause qui n’en est pas une ?

Une pause qui n’en est pas une ?

Quand la saison est terminée, une nouvelle phase démarre pour le head coach. Ce moment que beaucoup associent à une pause bien méritée est, en réalité, une transition exigeante, souvent invisible. Le mental reste en mouvement. On travaille aux recrutements, on revoit les moments clés de la saison écoulée, on anticipe l’organisation de la reprise. Et sans vraiment s’en rendre compte, l’esprit reste accroché à la dynamique de performance, comme s’il ne savait plus faire autrement…

Ce qui nous dérange parle de nous… et peut nous transformer

Ce qui nous dérange parle de nous… et peut nous transformer

« Si ça gratte, c’est qu’il se passe quelque chose. »
Ce moment dans mon travail où « ça gratte » l’autre, c’est un signal. Une tension. Un point de bascule.
Ce qui nous dérange quand on travaille sur soi n’est jamais anodin. Une question qu’on évite. Une direction qu’on refuse d’explorer. Une proposition que l’on ne saisit pas. Autant de situations qui dirigent mon attention.
Et si, plutôt que de fuir cet inconfort, nous l’interrogions ? Si c’était justement là que ça se passait ?

Quand le cerveau surchauffe

Quand le cerveau surchauffe

Chaque été la chaleur s’installe un peu +, on s’en rend bien compte en ce moment. Je m’apprête à travailler en extérieur la semaine prochaine alors que la météo anticipe un thermomètre très élevé. Une mission très exigeante qui va se retrouver impactée par la chaleur ! Et oui, mon outil de travail c’est mon cerveau. Et si mon corps sait — plus ou moins — s’adapter à ces températures extrêmes, mon cerveau, lui, y est particulièrement vulnérable.
L’occasion donc d’évoquer cette semaine ce qu’il se passe vraiment dans notre cerveau quand le thermomètre s’emballe. Fatigue, difficultés à se concentrer, irritabilité… mais aussi effets + profonds sur la mémoire, le sommeil et même la santé mentale. Que des joyeusetés !

Cohésion d’équipe : habileté naturelle ou compétence à développer ?

Cohésion d’équipe : habileté naturelle ou compétence à développer ?

Mon actu m’invite à explorer la cohésion d’équipe, un pilier essentiel de la performance collective. Ce sujet est au cœur d’un collectif national tout jeune, composé de profils de joueurs particulièrement différents par leur âge et leur expérience, sur fond de compétition internationale.
Et s’invite tout naturellement le questionnement : la capacité à créer ou entretenir la cohésion est-elle une qualité innée chez un joueur ? Ou s’agit-il d’une compétence qu’on peut apprendre, développer, entraîner ? Et au fond, qu’est-ce que cela implique pour le coach ?

L’incertitude : un défi pour le cerveau, une opportunité pour la croissance intérieure

L’incertitude : un défi pour le cerveau, une opportunité pour la croissance intérieure

L’incertitude nous déstabilise.
Mais pourquoi ce sentiment d’inconfort face à l’imprévisible ? Pourquoi notre cerveau, pourtant si sophistiqué, peine-t-il à composer avec l’inconnu ?
Face à une décision importante, à une transition de vie ou à une simple absence de réponse claire, on s’agite. Derrière cette agitation se cachent des mécanismes cérébraux profonds que les neurosciences commencent à mieux comprendre.
Mais au-delà du biologique et du psychologique, la philosophie nous propose une autre voie : celle d’un apprentissage de l’incertitude, non pas comme une faille à corriger, mais comme une condition à embrasser.

Du stress à la performance… ou à la rupture ?

Du stress à la performance… ou à la rupture ?

En tant qu’entraîneur, on sait que le stress fait partie intégrante du sport de haut niveau. Il peut être moteur : il pousse à l’action, aiguise les réflexes, mobilise les ressources. Mais il peut aussi devenir destructeur s’il s’installe sans régulation. Tout l’enjeu est de reconnaître où se situe la limite.

Ces trucs qu’on repousse toujours (et qui parlent de nous)

Ces trucs qu’on repousse toujours (et qui parlent de nous)

Il y a ces choses que l’on sait qu’on « devrait » faire : demander un retour, avoir une explication, demander une aide, … et pourtant, on les repousse. Encore. Demain. Ou plus tard.
On appelle ça la procrastination. C’est un mot souvent utilisé, parfois accompagné d’un brin de culpabilité. Mais c’est surtout un phénomène très humain – et qui mérite mieux qu’un « faut juste s’y mettre ».

La performance du staff : moteur silencieux de la réussite collective

La performance du staff : moteur silencieux de la réussite collective

Dans les coulisses de chaque victoire, il existe une dynamique souvent invisible mais absolument essentielle : celle du staff. Entraîneurs, analystes, préparateurs physiques, mental performance coach, … autant de rôles qui influencent profondément la performance de l’équipe. On parle peu de la performance du staff lui-même, de son fonctionnement, de sa cohésion. Et pourtant : le niveau de performance du staff conditionne directement celui de l’équipe

Ce ne sera plus comme avant … et si c’était pour du mieux ?

Ce ne sera plus comme avant … et si c’était pour du mieux ?

Un jour, on vous informe que le club change de gouvernance. Les priorités évoluent. Le discours se transforme. Et vous, en tant que coach, vous êtes là, entre deux mondes : celui d’avant et celui qui s’annonce. Arrivent bien naturellement le doute, l’inquiétude, peut-être la résistance. Mais on peut aussi choisir une autre voie : s’adapter, rester curieux… et voir ce que ce changement peut nous apporter.

Ce que les enseignements de S.Jowett peuvent encore nous apprendre aujourd’hui

Ce que les enseignements de S.Jowett peuvent encore nous apprendre aujourd’hui

Dans les sports d’équipe, la confiance qu’ont les joueurs d’une équipe en leur capacité à réussir ensemble est un prédicteur majeur de la performance et de la persévérance face aux défis. Les recherches de Sophia Jowett et de ses collaborateurs ont pu montrer qu’au-delà des tactiques et des compétences individuelles, c’est bien la qualité de la relation « coach-athlète » qui agit comme un catalyseur essentiel de cette efficacité collective.

Quand nos émotions portent un masque

Quand nos émotions portent un masque

Une séance de coaching m’invite à évoquer cette semaine une idée centrale et très fine de la pensée de Tomkins : certaines émotions sont « autorisées » alors que d’autres doivent être à tout prix refoulées. Pourquoi est-il plus facile de dire « je suis énervé » que « je suis triste » ? Et bien cette question, Silvan Tomkins l’a posée bien avant nous, avec une idée intéressante : nous n’exprimons pas toujours l’émotion que nous ressentons vraiment. Et ce n’est pas un hasard.

La fin de saison

La fin de saison

La fin de saison approche dans un certain nombre de sports, et le message reçu d’un manager cette semaine est l’occasion d’inviter à envisager peut-être cette période comme une opportunité.
En fin de saison, le rythme intense et la pression laissent place à de nombreuses émotions. Avant même la fin de saison, le fait de voir celle-ci arriver peut être en soi une source de stress. Beaucoup d’émotions, une forme de décompensation, accompagnées de nombreuses pensées où déjà la prochaine saison s’invite.
Il semble donc important d’envisager l’inter-saison comme un temps de transition tout aussi important que la saison elle-même, et pas qu’en terme de recrutement ! Je parle ici de soi, de son propre travail sur soi. Que la saison se soit soldée par le succès ou qu’elle ait présenté des difficultés, au-delà des résultats, c’est l’occasion de se recentrer, de se former et de préparer l’avenir, même dans le cas d’une perte de poste.

La meilleure réponse ? Celle que je ne vous donnerai pas.

La meilleure réponse ? Celle que je ne vous donnerai pas.

On imagine souvent qu’aider quelqu’un à résoudre un problème, c’est lui donner une réponse. Mais dans mon travail auprès des entraineurs, le véritable levier de transformation réside ailleurs : dans la capacité à amener la personne à trouver ses propres solutions…

Risque de burn-out chez les entraîneurs : un sujet à prendre au sérieux

Risque de burn-out chez les entraîneurs : un sujet à prendre au sérieux

Une actu pas très marrante, mais un sujet qui me semble particulièrement important et qui m’amène à évoquer aujourd’hui le risque de burn-out chez les entraîneurs sportifs. Dans un contexte de santé mentale générale compliquée, les entraineurs sont tout aussi concernés que les sportifs (ou les dirigeants d’entreprise !) par ce phénomène. La réalité des coachs c’est qu’ils sont soumis à une pression constante pour obtenir des résultats, tout en jonglant avec des responsabilités émotionnelles et logistiques. Un cocktail qui peut devenir explosif…

Gérer ses émotions : un levier de performance pour l’entraineur

Gérer ses émotions : un levier de performance pour l’entraineur

Récemment, un entraîneur m’a confié : « Je te remercie pour le travail qu’on a fait. Ça me sert carrément d’utiliser mes émotions. »
Cette phrase résume la réalité que j’observe régulièrement dans ma pratique : les émotions, loin d’être un obstacle, sont un véritable levier de performance lorsqu’elles sont écoutées, comprises et canalisées.

Quand nos certitudes nous aveuglent

Quand nos certitudes nous aveuglent

Nous avons tous des certitudes. Ce que nous croyons être vrai, ce que nous avons appris au fil des années, ce qui nous rassure dans l’incertitude. Et pourtant, ces certitudes, aussi confortables soient-elles, peuvent nous empêcher de grandir, de nous améliorer, d’évoluer. Surtout, elles peuvent nous rendre aveugles : lorsque nous adoptons une posture de « sachant », nous pouvons fermer les yeux sur d’autres perspectives, sur des vérités différentes qui pourraient nous enrichir.

Discours du coach : peut-il tout dire ?

Discours du coach : peut-il tout dire ?

L’actu récente des coachs, ce sont bien évidemment les propos tenus par Cris, l’entraîneur de la Berrichonne Football, qui relance un débat fondamental : peut-on tout dire dans un vestiaire ? Le vestiaire est souvent perçu comme un espace à part, où la parole est plus libre, où les discours de motivation peuvent parfois franchir certaines limites. Mais jusqu’où peut-on aller sous prétexte de stimuler une équipe ?

Systémique et équipe sportive

Systémique et équipe sportive

Mon actu m’invite cette semaine à poser une réflexion sur la notion de « système » pour comprendre les dynamiques internes d’une équipe.
Au-delà d’une simple réunion de joueurs, une équipe sportive c’est un système complexe où chaque membre – y compris le staff – interagit et influence l’ensemble. Lorsqu’une problématique surgit, le coach, par son implication au quotidien, peut se retrouver enfermé dans des schémas de pensée qui le limitent et le font souffrir. Cela apparait évident lorsqu’on regarde le système de l’extérieur. Mais pour celui qui est dedans … Comment, alors, faire le petit pas de côté qui éclaire la situation ?

Quand la saison déraille, garder son vestiaire

Quand la saison déraille, garder son vestiaire

Il y a des saisons qui ne se déroulent pas comme prévu. Contre-performances répétées, blessures, … les raisons peuvent être nombreuses. Ces périodes sont un véritable test pour son vestiaire. Maintenir une dynamique positive devient alors une mission essentielle du coach pour préserver l’engagement de ses joueurs et la cohésion du groupe.

Le respect au cœur de la réussite sportive

Le respect au cœur de la réussite sportive

Le respect est une valeur essentielle dans toute relation, qu’elle soit personnelle, professionnelle ou sportive. Dans le sport, cette valeur prend une dimension particulière lorsqu’elle s’associe à la notion de « coachabilité », c’est-à-dire la capacité à écouter, apprendre et appliquer les enseignements de ses entraîneurs. Ce lien entre respect et coachabilité est au cœur de la réussite individuelle et collective.

Il était une fois la prise de conscience. Ou le pouvoir de l’« insight »

Il était une fois la prise de conscience. Ou le pouvoir de l’« insight »

Il y a quelques jours, un manager de club avec lequel je travaille m’a fait part d’une transformation profonde observée chez l’un de ses entraîneurs. Après une séance de supervision, cet entraîneur semble avoir changé de perspective, d’énergie, et de posture. Le manager m’a exprimé à quel point ce changement avait été positif, soulignant qu’il était heureux d’avoir mis en place les séances de supervision collective au sein de son staff. Ce genre de retour est toujours très gratifiant, mais surtout il soulève une question essentielle : qu’est-ce qui s’est passé exactement ?

Très belle année 2025 !

Très belle année 2025 !

En cette nouvelle année, je vous invite à faire de votre développement personnel une priorité. Cultivons la résilience face aux défis, le courage d'explorer de  nouveaux horizons, et la détermination à progresser chaque jour ! Ensemble, transformons nos efforts en...

Le rôle clé de l’assistant-coach

Le rôle clé de l’assistant-coach

Lorsqu’on parle d’équipe sportive, on pense immédiatement au head-coach, figure qui porte la responsabilité des succès et des échecs. Pourtant, il existe une figure tout aussi essentielle, souvent dans l’ombre : l’assistant-coach.
Ce poste est un pilier indispensable au fonctionnement d’une équipe et au développement de la performance collective.

Le lien essentiel entre plaisir et performance

Le lien essentiel entre plaisir et performance

Ah j’ai hésité à poser ce titre ; j’en imagine quelques-uns traversés par une pensée automatique 😛
« Anne-Lise tu peux pas dire ça » … et pourtant j’assume 😉 Oui le plaisir et la performance sont intimement liés. Et ça vaut pour les entraineurs autant que pour les joueurs !

Récupération mentale : le « pit-stop du cerveau »

Récupération mentale : le « pit-stop du cerveau »

Chaque détail compte pour atteindre le succès. Et il existe un facteur souvent sous-estimé mais critique pour la performance et la santé mentale : la récupération mentale.

On veut performer, on donne tout, super ! mais si on ne récupère pas, ça ne fonctionne pas à long terme. Et une saison, un championnat du monde, … c’est long.

J’aime faire l’analogie avec la course automobile que j’utilise souvent …

Sentiment d’injustice & performance

Sentiment d’injustice & performance

Le sentiment d’injustice est une des premières causes de stress, de frustration et de désengagement.
Il me suffit d’écouter les entraineurs que j’accompagne parler de leur travail pour l’illustrer. Bien souvent, le sentiment d’injustice s’invite dans leur quotidien : décision de leur dirigeant.e, décision arbitrale, communication sur les réseaux sociaux, trahison, … et les impacte directement dans leur performance.

L’art de transformer l’échec en succès : apprendre de ses erreurs

L’art de transformer l’échec en succès : apprendre de ses erreurs

En apprenant à valoriser nos erreurs, en développant notre capacité réflexive, et en cultivant une vision positive du progrès continu, nous posons les bases d’un développement personnel et professionnel plus performant, aligné avec les réalités du monde complexe et en perpétuelle évolution dans lequel nous vivons.

Exprimer ses doutes pour performer

Exprimer ses doutes pour performer

Bien qu’inconfortable, le doute est un moteur de progrès et de développement personnel. Il permet de ne pas tomber dans des certitudes erronées et de rester ouvert à de nouvelles perspectives…

Et si on accompagnait enfin les entraineurs ?

Et si on accompagnait enfin les entraineurs ?

Si les questions relatives à la santé mentale dans le sport connaissent un écho médiatique et scientifique aujourd’hui, cette question s’est jusqu’à maintenant majoritairement centrée sur les sportifs.

La clé du Leadership : oser se faire aider

La clé du Leadership : oser se faire aider

Il y a quelques temps, un cadre avec lequel je travaille m’a rapporté une situation qui m’a questionnée : un coach qui vivait des difficultés importantes dans sa fonction, depuis de nombreux mois, sans qu’il ne parvienne à se sortir de cette situation, a refusé de se faire aider.

« Coaches : gone wild »

« Coaches : gone wild »

Je suis tombée il y a quelques temps sur RDI sur « Coaches : gone wild ». Un best-of des plus gros pétages de plomb de coachs sportifs.

Qu’est-ce qui fait qu’un entraineur laisse s’exprimer sa colère si fort ?

A propos des tests

A propos des tests

Cette semaine j’ai été sollicitée par un coach pour lui fournir un test. En fait, régulièrement, les coachs me demandent des tests. Sur à peu près tout : le leadership dans l’équipe, le mental, la cohésion, …[…]

Gros plan sur les Biais Cognitifs

Gros plan sur les Biais Cognitifs

Actuellement en formation à Paris Dauphine en « Certification Coaching d’Organisation », je revisite les TCC (Techniques Cognitivo-Comportementales) auxquelles je me suis formée il y a une dizaine […]

Vous avez dit « Neuromythe » ?

Vous avez dit « Neuromythe » ?

La science avance en tâtonnant. À partir de l’observation, une théorie est construite, que d’autres phénomènes viennent confirmer, moduler ou contredire.